Dominique Mbemba : J’ai Surmonté Un Burnout

Miriam Njoku reçoit dans Surmonter Son Passé Dominique Mbemba @Afroféminine_by_sandgidemad(IG). Dominique, maman de deux ados, est Social media strategist, community manager et rédactrice web. A 38 ans, Dominique a réussi a changé de vie et à créer son entreprise Loucem Digitale.

Le changement de carrière survient après un déclic brutale, le burnout professionnel qui survient après des années de travail à un rythme insoutenable en tant qu’attachée commercial dans le domaine bancaire. Écoutez cette conversation inspirante pour comprendre comment Dominique a su transformer le burnout pour fonder son entreprise et travailler à son rythme et selon les valeurs qui reflètent la belle personne qu’elle est. Dominique est pleine de vie et positive et elle a tiré beaucoup de leçons de son vécu qu’elle partage avec nous!

Dans cet épisode avec Dominique, nous aborderons les thèmes parcours professionnel, travail dans le milieu bancaire, surcharge de travail, milieu de travail toxique, surcharge de travail et vie de famille, le signes somatiques de stress, burn-out, arrêt de travail, dépression, se relever, résilience, métamorphose, changement de carrière, valeurs, entrepreneure.

Voici quelques questions posées.

Quel est le parcours professionnel de Dominique? 

Comment gère-t-elle la surcharge de travail et un environnement de travail toxique? 

Comment se manifeste le sentiment d’abandon dans ce contexte de travail?

Quand elle quittait le chez elle le matin, comment elle se sentait quand elle savait que le lundi matin, je devais aller au travail?

Comment l’égo lui a permis de tenir le coup dans cet environnement toxique?

Si son entourage l’a vu changer? 

Comment l’arrêt maladie a joué en sa faveur?

Burn-out, maladie psychique, invisible.

Les enfants, comment a-elle géré pendant toute cette période les enfants?

Comment le corps et l’esprit réagissent les premiers mois après l’arrêt maladie?

Comment contre le burnout et combat contre le system de sécurité sociale en France?

Comment la reconnaissance du burnout professionnel a été le début de sa guérison et de sa reconstruction.

Comment Dominique a repris sa vie en main jusqu’à créer son entreprise?

Où trouver Dominique

Linkedin: Dominique Mbemba

Son Site Internet: https://afrofeminine.com/

Lisez ses écrits ici: https://afrofeminine.com/

Instagram: https://www.instagram.com/afrofeminine_by_sandgidemad/

 

CITATIONS

“Quand tu te lèves le matin, que tu n’arrives pas à sortir du lit parce qu’un jour, c’est ce qui s’est passé…”

“On ne guérit pas de ce genre de maux en restant dans l’environnement en question. Il faut que tu sortes. Il faut qu’on te sorte de cet environnement.”

“On ne peut pas régler un non problème et donc il faut que tu identifies le problème et que tu acceptes que c’est un problème, … que tu fasses un processus, un cheminement qui te permet d’identifier qu’il y a un problème et qu’il est là en fait. À partir du moment où tu identifies qu’il y a un problème, là, tu peux commencer un travail de réparation, tu peux commencer un travail de reconstruction et tu peux faire une introspection”

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Bonne écoute!

Transcript

(00:07)

Chers auditeurs, chers auditeurs, bienvenue à surmonter son passé podcast aujourd'hui, notre invité s'appelle Dominique Bellemare. J'espère que je prononce bien.

(00:19)

Ton nom est Social Media Strategist, elle est community manager aussi et rédactrice web. Mais Dominique est une femme qui a eu une vie très riche et qui va vous partager son expérience avec le bonheur professionnel et comment elle s'en est sortie. Donc, ça va être un épisode vraiment inspirant. Bienvenue Dominique.

(00:47)

Merci Myriam. L'accueil sera très, très bien ton sourire. Si les auditeurs et auditrices avaient la chance de t'avoir comme j'étais en face de moi, il serait déjà très heureux. C'est bon pour communiquer verbalement. Voilà, voilà donc ce que tu peux te présenter toi même avec tes mots. Oui, alors pour métier, tu l'as dit, mais si je devais me présenter, je dirais que je dirais que je suis une jeune femme de 39 ans, bientôt mariée et maman de deux adolescents, deux adolescents de 15 et 13 ans, passionnés d'anglais, passionnés de la vie et de tout ce qui peut contribuer à l'épanouissement si très relationnel en terme de tempérament. Et c'est pour ça que je pense que qu'aujourd'hui, après reconversion, je suis vraiment dans le social media parce que c'est un moyen d'apporter un service aux gens, d'être dans une espèce de communication avec les gens, essaient de comprendre leur vision où ils veulent aller, d'où ils viennent et les aider, en fait, à partager ça sur les réseaux sociaux. Qui sont les nouveaux médias et nouveaux moyens de communication?

(02:12)

Voilà. Oui, mais en fait, il n'a pas toujours été dans ce métier. Tu es à ton compte maintenant? Félicitations! Est ce que tu peux nous parler de ton parcours professionnel? Un peu. Oui. Alors moi, à la base, je suis. Je viens du milieu bancaire et j'ai longtemps 14 15 ans était dans tout ce qui était banque, assurance, crédit revolving à l'époque, ensuite banque, assurance et je me suis retrouvé dans le domaine bancaire pur. Alors je voulais vraiment pas faire ça. Mais c'était plus une question d'opportunité, de circonstances. Jusqu'à la base, ça me plaisait, mais pas du tout. Sauf que j'ai eu le portier d'opportunités de rentrer dans un groupe bancaire international et ils ont remarqué que j'avais cette compétence, en tout cas, qui était de parler, de comprendre et de m'exprimer en anglais de façon plutôt claire. Et ils m'ont proposé de l'embaucher au départ sur leur centre d'appels. Je l'ai fait deux ans et puis je m'ennuyais au bout de deux ans. J'avais envie de bien d'autres choses et nouveaux défis, de nouveaux challenges, tout ça.

(03:21)

Et on m'a proposé d'être chef d'équipe. Et je n'ai pas voulu, parce que ça m'intéressait, pas de fliquer mes collègues. Ce que c'était, presque ça. Et du coup, j'ai. Il y avait aussi le fait d'aller en agence bancaire physique. Mais ça, je ne voulais pas parce que c'est encore plus flagrant pour moi que c'est quelque chose, même si c'est un milieu qui est particulier, qui ne me plaisait pas et l'opportunité de le faire. Mais dans une agence à distance qui était banque en ligne et dans laquelle on pouvait rencontrer les clients au besoin, à la demande, parce que les clients avaient des investissements, de la villégiature en France, donc, c'était très ponctuel. Donc, j'ai accepté parce que je me suis dit c'est le bon compromis. Je continue à travailler en anglais et ça, c'était vraiment le must pour moi. Et c'était beaucoup plus près de chez moi. Mes enfants étaient plus jeunes à l'époque, donc je suis arrivé comme ça dans le domaine bancaire. Tout allait bien. Au début, tout allait bien.

(04:14)

C'était un challenge parce que j'avais un poste qui faisait trois postes.

(04:18)

On a beau avoir trois postes en moins et et en même temps, on en apprend beaucoup sur le tard. On a une pseudo formation, mais ça ne remplace vraiment pas l'expérience et la pratique, en fait, d'être dans l'agence, de gérer les nouveaux processeurs. En France, on est hyper procédurier et ça a comme visée les clients en fin de bureaucratie. C'est merveilleusement à orchestrer et donc il fallait apprendre énormément de process, apprendre les gens. Parce que quand on est vraiment dans cette posture ou ou à.

(05:00)

Tu es un personnage central dans la jungle sans être responsable, sans être cadre, mais tu es quand même central parce que beaucoup de choses passent par toi. Les clients vont passer par toi, les collègues conseillers internationaux vont passer par toi et les autres agences mondiales passent par toi parce qu'elle est en contact direct. Mais t'es vraiment un peu l'épicentre. Et donc dans tout ça?

(05:22)

J'ai fait face à.

(05:23)

J'ai très rapidement été confronté à l'autre, à la difficulté de travailler dans un environnement concurrentiel et conflictuel parce que dans les milieux financiers, il y a beaucoup de compétition.

(05:38)

Oui, oui, j'ai travaillé un peu en banque en Suisse. Je n'ai pas beaucoup. Oui, mais oui, mais je pense vraiment que si un métier, c'est un domaine que tu aimes ou que tu n'aimes pas, voilà, ce n'est pas que le métier n'est vraiment l'ambiance quand tu es arrivé, par exemple.

(05:54)

Est ce que qu'est ce que tu as eu à l'entretien par rapport au métier, par rapport à ton poste et ce que tu savais que tu as allait avoir 3 prosternant. C'était comment l'ambiance de l'équipe était au départ?

(06:07)

En fait, quand tu prends le poste, on annonce la couleur, on te dit ça va être dur, tu vas prendre trois postes en main. Par contre, comme l'expérience est intense et que c'était la plus grosse agence de France à ce moment là, je crois que ça l'est toujours, sauf si ça a changé. Tu vas apprendre tellement qu'au lieu d'évoluer en 3 ans, comme on le fait dans une agence classique ici évoluera en 2 ans. Parce que c'est vrai qu'en deux ans, tu vas faire tellement de choses que ton combat est multiplié par 10.

(06:38)

Donc on estime que tu l'augmentation de l'évolution, tu la mérite pas plus rapidement. Et mon compte annonce la couleur de ce point de vue là, mais annonce la couleur sur la situation conflictuelle. Dans la lignée, on annonce pas la couleur sur les problèmes qui existent déjà, mais facilement. Maintenant, ils ont besoin de recruter, donc ils ne vont pas vendre l'idée que c'est particulièrement chaud, comme on dit ici. Et donc, je suis arrivé un peu vierge de tout soupçon parce que j'avais eu quelques bribes d'information. Mais tu sais, il y a vraiment une différence entre ce que les gens disent et l'expérience qu'on peut faire soi même dans. Une personne ne peut trouver qu'un lieu est vraiment formidable et une nouvelle. Il ce lieu en fait, et c'est pour ça que j'ai estimé qu'il fallait accorder faire.

(07:32)

Tu dois accorder le bénéfice du doute, surtout que moi, je restais dans mon compte dans mon cadre où je travaille à l'international. Je n'étais pas loin de chez moi. Et puis, en fait, j'avais déjà travaillé pour cette clientèle là, si tu veux en amont, quand j'étais en centre d'appels, c'est cette clientèle là que j'ai géré et qui avait déjà des clients que je connaissais. Il y avait des process que je connaissais déjà. Donc je me disais si les gens là bas y arrivent, je devrais pouvoir y arriver a priori. Et donc, au départ, quand j'arrive, je me rends assez vite au départ. Non, je ne me rend pas forcément compte que même entre les existeront, il y a beaucoup de compétition. Il m'a fallu des semaines pour réaliser la façon de fonctionner, l'état d'esprit. C'est à dire que quand on a l'opportunité de te faire un coup bas, on peut le faire quand on peut. Si on peut se mettre en avant en montrant, en pointant du doigt les erreurs et on va le faire.

(08:29)

Ah, tu arrives et que tu trouves un environnement dans lequel les uns et les autres ont déjà beaucoup, beaucoup. Ils ont un passif quand même important.

(08:39)

Et toi, tu dois trouver ta place au milieu de ça. Et le truc, c'est que tu quelque part, c'est à toi de te positionner. Ce soir, je rentre dans la danse et je montre que je l'intègre en faisant comme tout le monde. Et puis voilà de l'arène, c'est celui qui gagnera au premier. Soit tu te positionne en te disant Bah moi, je ne suis pas concerné du tout par tout ça. Je suis là pour faire mon travail et accessoirement, si je peux avoir des bons rapports avec les gens. Mais je me tiens loin des embrouilles. C'est un peu ma philosophie parce que ce n'est pas fondamentalement dans ma nature, mais dans mes valeurs. En fait, d'être dans le conflit permanent, il faut quand même savoir qu'il y a des gens qui s'épanouissent vraiment que dans le conflit, et j'en suis pleinement convaincu. Je l'ai expérimenté parce que on a la possibilité de faire des choix, en fait, et c'est ça qui est difficile dans ce genre d'environnement. C'est que moi, j'ai au début, alors les deux premières années ont été très, très compliquées.

(09:38)

Je fais un début d'ulcère en 14, je suis arrêté. Ensuite, j'ai un autre soucis de santé dans le CHU par 3 mois ou 4 mois après le début du cancer, je vais en arrêt pendant un mois à peu près parce que mon père, etc. Mais je lui ai vraiment pas bien. Je lui ai attrapé.

Speaker 1 (10:00)

Travaille là, oui. En fait, on a beaucoup de travail, une très, très grosse charge de travail. Nous, on avait à l'époque entre 15 et 17 millions dans une agence pour CA. C'est énorme, c'est énorme. Et en sus de la clientèle haut de gamme, c'est 48 heures de délai de réponse. Mais quand vous n'êtes pas assez nombreux, je te garantis que tu le fais. Tu peux pas faire 48 heures de délai de réponse et si tu ne peux pas faire 48 heures de délai de réponse, ça veut dire que tu gère de la réclamation et et de la relation avec un VIP, c'est ça. Ça prend vraiment une tournure particulière. C'est de voir son nom dans le Daily Mail envoyé au PDG du Canada, par exemple, ou ayant obtenu copie en expliquant que tu ne veux pas faire ça, alors qu'en fait, tu ne veux pas que soit tu n'as pas eu le temps parce que quand tu arrives le lundi, t'as déjà 410.000 qui attendent. Sauf que les 300 de la semaine dernière, tu les a pas épuisé, mais ton management fait comme s'il ne voyait pas.

Speaker 1 (10:54)

Et donc, il va taper sur toi en disant Ah mais c'est anormal, tu? Au début, on te fait croire que c'est toi qui organise mal. Sauf qu'après, tu te rends compte que tout le monde est dans la même situation et que comme tout le monde est dans la même situation, ça tend les rapports. Tu vois, les rapports sont tendus et à partir du moment où les rapports sont tendus, la qualité de vie au travail se dégrade et il part par effet de lien de cause à effet oblige, la qualité de vie à toi se dégrade et c'est vraiment sympa. C'est un cercle vicieux. C'est qu'au début de toi, tu acceptes ça parce que tu te dis c'est parce que je suis nouvelle et j'apprends et apprendre, c'est parfois difficile. Donc tu as pas tout de suite utilisé, tu as pas tout de suite te plaindre et c'est quand même normal. Libye, tu apprends. Mais si sur le long terme, la situation n'évolue pas et qu'avec la situation de surcharge de travail, de pression, de baisse de pression en termes de relationnel avec les clients et avec les collègues, tu vois le cumul et que ça dure dans le temps et que des solutions ne sont pas apportées, que tu te rends compte que tu ne vas pas pouvoir, tu demandes de l'aide à ton management et que tu n'auras pas parce que ça fonctionne comme ça et qui te disent bienvenue dans l'arène.

Speaker 1 (12:18)

Tu comprends que tu es dans un très, très, très long cursus.

Speaker 1 (12:23)

On pouvait parler de sentiment d'impuissance dans ce sens, même si on a choisi d'aller travailler, qu'on se sent impuissant quand on est pris comme ça, un peu pris au piège?

Speaker 2 (12:33)

Non, complètement. En fait, tu es pris au piège et ce qui se passe et qui est vraiment vicieux, c'est que non seulement tu es pris au piège, mais tu te prends au jeu. Sois comme visée, tu rentres dans la danse et tu joues le même jeu qu'eux, soit moi. Ce qui s'est passé dans mon cas, c'est que je me suis dit que par fierté, j'allais tenir le coup et que je réussirait à avoir ce que je voulais, qui était donc une promotion pour être conseillé. Sauf que à ce petit jeu, j'ai fini par me brûler. Parce que tu vois, à un moment donné, il y a un écartement entre des valeurs et est ce que tu fais parce que ce que tu fais ne correspond pas à ta nature, à qui tu es? Et moi, c'est cet écartèlement qui m'a qui m'a bouffé à petit feu. C'est qu'à un moment donné, j'étais là en me disant Je suis une voyant, Kombouaré pas. Je vais y arriver parce que moi, je n'ai rien fait de mal.

Speaker 2 (13:24)

Moi, je viens juste faire mon boulot et vous me casser les pieds tous les jours. Mais je vais tenir dur et je vais tenir le coup. Je vais tenir la distance et je vais prouver que je suis capable. Je vais prouver que j'ai les compétences. Je vais prouver que je peux le faire et c'est vous qui qui, à la fin de la journée, perdrez, tu vois. Mais voilà, j'ai tenu sciemment un prix à peu près si 7 ans que ce que j'explique, c'est vraiment un condensé, tu vois. Mais là, par des jours où tu as, j'arrivais au travail et à peine arrivé, j'entendais des réflexions de collègues. Tu sais quand quelqu'un fait des réflexions dans une pièce qui parle fort, qui s'adresse à toi? Mais il ne faut pas directement alors qu'il pourrait très bien venir te voir et te dire à mes Kouthia à tel ou tel souci, qu'est ce qui s'est passé? Je ne comprends pas. Il va choisir l'humiliation faite. Il va finir l'humiliation, mais il va surtout la choisir pour se mettre lui en valeur parce qu'il croit que quand il fait ça, il montre à tout le monde que lui, il sait parce qu'il montre que toi, tu ne sais pas.

Speaker 2 (14:24)

Tu vois, et c'est ce genre de comportement qui était qui était valorisé. C'est pour ça que je dis que c'est soit tu rentres dans le jeu, soit tu joues le jeu et tu vas à fond, soit tu ne joues pas. Moi, j'ai une collègue qui faisait de l'attaque Icardi au bout d'une semaine au moins parce que cet environnement était toxique.

Speaker 2 (14:46)

Et tout à l'heure, tu me demandais à tu me disais qu'au début, on te prévient oui, on te prévient, mais tu sais, c'est un peu. Je ne vais pas prendre cet exemple là parce que j'ai vais faire peur aux femmes qui n'ont pas d'enfants. Mais c'est comme quand on dit aux gens que ça que je dis, il y a des péridurale. Mais quand on leur dit que ça fait extrêmement mal les contractions. Personne n'imagine à quel point ça fait mal. Il faut vraiment que tu le vive pour pour mesurer ou pour comprendre la portée du truc. Et c'est la même chose. Oui, on m'a prévenu, bien évidemment, mais comme je voyais des gens dans l'agence, je me disais c'est dur, mais bon, je vais y arriver puisqu'il y en a qui y arrivent. Pourquoi je n'y arriverai pas? Tu vois? Et en même temps, il y a à chaque fois qu'on te dit que quelque chose est dur, tu n'y va pas, tu ne fera rien.

Speaker 3 (15:32)

Ça serait donc tu finished en raison de la grossesse. C'est très vrai, mais je crois, dis a l'extérieur, c'est autre chose, ça, c'est vrai.

Speaker 3 (15:42)

Ce dimanche, aucun zizi n'y été.

Speaker 2 (15:46)

Et finalement, au bout de. Oui, c'est un procès.

Speaker 1 (15:50)

Mais quand tu déjà, quand tu quittais le chez toi le matin, comment tu te sentais quand tu sais que le lundi matin, je dois aller au travail? Et ma mère, pourquoi n'investit pas la?

Speaker 2 (16:02)

J'étais vraiment malade au début. Tu sais, tu? Tu sais que tu vas dans un environnement conflictuel et tu essayes de te blinder. Au départ, chacun se blinde comme il peut. Tu vois, il y a des gens qui ont telle ou telle chose. Moi, je suis, je suis une chrétienne, donc j'avais mes repères. Et vraiment, tu sais, je me suis retrouvé à prendre le bus et à parler toute seule dans le bus. Vraiment, tu es tu? Je ne sais pas si t'as vu les vidéos. Ce sont vraiment les Américains qui ont commenté ça. On voit beaucoup plus des papas noirs d'ailleurs, ou des mamans noires qui parlent à leurs enfants et leur disent Tu es merveilleuse, tu es magnifique. Moi, je me répétait ça dans le bus, je sortais de chez moi, je me disais il faut. Je trouvais l'idée géniale parce que je me dis il faut que je parle à mon âme, il faut que tu vois, il faut que je marche. Et quand je vais dans la.

Speaker 2 (16:49)

Sérieusement, je sortais de l'ascenseur. J'étais déjà en mode warrior et ça aussi, c'est extrêmement épuisant parce que tu arrives dans un tel état d'esprit, un tel état de stress, un tel niveau de compétitivité malsaine que tu n'es même plus disposé à donner le meilleur de toi. Parce que quand tu arrives à la boule au ventre, tu es fatigué et j'ai commencé à somatisation. Après presque 6 ans, mon corps a commencé à gonfler. Je me suis réveillé un matin. J'avais 4 grosses plaques, une dans le cou, deux sur les bras et une sur le plat du pied. Et et en fait, mais vraiment grosse, gonflées, rouges et très chaudes. Tu es obtus, c'était la totale. Et en bout, en réunion, je me rappelle, il n'arrêtait pas de me gratter et je crois que j'ai marqué ma responsable opérationnel qui me dit à mon ami Dominique Qu'est ce qui vous prend? Il use. Je sais pas ce qui se passe, je, je tiens plus. C'est horrible et l'amitié n'a pas terminé la réunion.

Speaker 2 (17:49)

Il faut vraiment aller en infirmerie et j'y suis allé. Et la dame, est ce que vous avez un pansement alcoolisé? Etc. Donc, la première fois, tu te dis bon chez nous, une irritation et je me suis à mon manager, m'avait dit Weynants. Mais si il y a des araignées chez toi est comme ça que j'ai une idée.

Speaker 2 (18:11)

Mais ces araignées sont vachement sexistes. Elle ne dit pas mon mari. Elle me dit que moi, oui, mais j ai dit que je n'ai plus de nids pendant qu'on y est parce que ça ne va pas du tout.

Speaker 3 (18:21)

Donc j'ai commencé à gonfler et ça m'est arrivé 3 fois. Forcément, au bout de la deuxième, j'ai commencé à me dire que ce n'était pas parce que j'avais touché. Je n'avais, j'avais nettoyé mitrailles, avait regardé, mais retourné tous les matelas, aspirer tous les recoins pour trouver les petites araignées qui faisaient une fixette sur Dominique, mais, mais qui n'avait d'yeux que pour toi. Oui, non, mais c'est dingue, comme on dit chez moi. Mais mon sang est sucré. Qu'est ce qui se passe? Oui, oui, vraiment. Mais c'est fou parce qu'il aurait pu me convaincre de ça. Sauf que je l'ai appelé une deuxième fois et j'en fais une troisième fois. Là, j'ai parlé à mes anciens managers qui m'a dit Mais il faut que tu en a parlé à ton manager, je dis, mais je lui en ai parlé. Il me dit que ce sont les araignées qui a chez moi. Et forcément, à un moment donné, tu sais, tu crois une fois. Tu n'y crois pas deux fois.

Speaker 3 (19:12)

Quand tu te lèves le matin, que tu n'arrives pas à sortir du lit parce qu'un jour, c'est ce qui s'est passé, au départ, j'ai commencé à gonfler du corps. Ensuite, quand j'arrivais au travail, j'avais un écran noir. Je voyais pas mes écrits. Je incapable. Ou alors, quand j'arrivais à lire ce qu'il y avait à l'écran, les demandes du client, comme si je travaillais essentiellement en anglais, j'avais besoin de lire et relire, lire plusieurs fois pour comprendre si j'avais beaucoup de mal à comprendre, beaucoup de mal à retenir les informations comme données citées. C'est ainsi qu'en fait, qui s'est achevée par un arrêt parce qu'un matin, je suis pas sorti du lit, mais pas du tout. J'ai pas pu sortir de mon lit. J'avais mal partout et nulle part en même temps. Et puis, je pouvais juste pas bouger. En fait, si mon corps a dit stop niveau, il y a un vrai déclic.

Speaker 1 (20:04)

Elle me rappelle un livre en anglais sur les traumatismes. C'est le titre When the Body Snow with Me au Gabon. Et oui, il faut que tu veuilles les références parce que je connais lentement. Je le dis vraiment comme ça, c'est ce n'est pas mon intellect qui a dit non parce que mon intellect, mon intellect, il était habillé par mon ego, tu vois illégaux. En fait, je pense vraiment que dans mon cas, c'est l'ego qui m'a fait tenir la distance. Mais quand j'ai vu que c'était conflictuel, mais en même temps, je me disais j'ai déjà tellement donné à cette boite, je partirais, Narayen rien. J'ai trop donné pour partir. Je me dis mais c'est trop facile et trop facile. Mais il a juste suffi d'un échange, d'un énième problème dans l'agence et que pour la première fois de ma vie, je ressentais une envie de meurtre. Je me suis dit ce mec se l'inachevé et c'était mon directeur. Je dis mais j'étais à deux doigts. En fait, j'ai eu envie de le sortir par les faits, de le balancer du haut de l'immeuble.

Speaker 1 (21:08)

Mais une envie est tellement forte et que je suis, je suis. Oui, je me suis demandé si je me suis tu as. Je me suis reprise, mais qu'est ce qui arrive? Et je suis sorti. Je travaillais dans un quartier d'affaires et donc je suis allé dehors prendre de l'air parce que je me suis dit non. Là, il y a vraiment un problème, puis un bon bol d'air et j'ai appelé mon mari. Je lui ai dit Je ne vais pas y arriver, j'ai démissionné. Je n'en peux plus.

Speaker 3 (21:36)

Je suis donc un plus et juste. Est ce que ton entourage avait vu quelque chose? Est ce que ton entourage a vu changer?

Speaker 2 (21:44)

Oui. En fait, l'entourage que c'est un peu la boussole, c'est. C'est super important d'avoir un entourage. Tu sais qui est capable de vous dire les choses. Et même si demain, tu vois où je vois quelqu'un qui change vraiment beaucoup de façon significative, je pense que c'est important de le dire parce que j'ai commencé à faire beaucoup, beaucoup d'heures sup et énormément d'heures sup, à rester jusqu'à 22 heures, parfois parce que les lieux se fermer à 22 heures. Ensuite, des fois, j'ai essayé d'arriver beaucoup plus tôt. Je commençais à 9 heures et je faisais tellement d'heures sup à un moment donné que je m'étais auto autorisé à arriver un peu plus tard. Il me disait rien. Il ne disait rien parce que j'arrivais parfois à 7 heures du matin. Donc il m'est arrivé de faire un 7 heures 22 heures pour essayer de rattraper le temps parce que rattraper les demandes, mais c'était infernal. Tu sais, quand tu as, tu as quatre mois de retard. Ce n'est pas en tenant départ.

Speaker 3 (22:50)

Ce n'est pas si un espace est.

Speaker 2 (22:52)

En fait, c'est impossible et en plus, tout le monde fait comme si c'était normal. Oui, c'est la conjonction des deux, c'est que c'est du passé. Comme j'ai dit à mon boss la dernière conversation qu'on a eue, j'ai dit Je suis pas Shiva et je ne ferai pas les frais de l'incapacité de l'entreprise à recruter. Ce n'est pas juste de poser ça sur le site imminent, mais les gens se plaignent. Vous ne faites pas assez, vous ne travaillez pas ainsi et je me suis dit Mais qui l'a? J'arrive à 7 heures du matin. Des fois, je pars à 22 heures. Je ne suis pas capable. Mes heures supp ne sont pas payées ou petite partie. Donc, il ne peut pas me dire ça. Moi, jamais ami, c'est de la manipulation en ce moment, c'est de la manipulation et ça marche. Parce qu'en fait, on vous dit. Estimez vous heureux d'avoir un travail? Il y en a d'autres qui n'ont pas de travail, mais ça veut rien dire du tout.

Speaker 2 (23:43)

Cette phrase, mais du coup, en fait, ce que tu viens de dire là m'amène à cette question. Ça me va me taraudait comme ça. Est ce que tu tu penses que ta couleur de peau a joué un rôle dans sa réponse à un moment donné? Oui, je pense pas au départ, parce qu'en fait, ce point là, la perception de l'autre, elle dépend vraiment des personnes que tu vas avoir en face de toi. Sur la question de l'évolution, l'évolution verticale, oui. Par contre, parce que oui, on a vu des cas où tu sais que la personne qui est promue bon. Il y en a qui étaient là avant, elle aurait pu apprendre et tu comprends pas très bien comment les promotions sont aussi rapides, mais il y en a quand même après. Je sais, j'ai constaté avec du recul qu'il y avait très, très peu de directeurs noirs dans cette fonction. Je crois que j'ai connu une jeune femme qui a été directrice. Et encore, quand on parlait d'elle, on a évoqué sa ressemblance avec une star de cinéma américaine.

Speaker 2 (24:51)

Bon, voilà, on parlait pas de ses compétences d'abord, même si elle l'était. On l'a remarqué tout de suite parce que il y avait cette ressemblance, mais c'était bien la seule femme noire que j'ai vue directrice d'agence et chez les hommes, c'est pareil. J'ai eu le cas de quelqu'un d'autre qui a fini par partir. Je ne pense pas, par exemple, qu'avec mon premier management cam, ça a été le plus le plus lourd sur la balance. En revanche, les personnes qui ont suivi, si je le pense clairement parce qu'il y a eu des petites remarques, tu sais, il y a des remarques qui ne mentent pas et des remarques. En fait, quand une personne est capable de vous dire ah oui, non, mais elle est chinoise. Mais moi, je connais la communauté chinoise chinoise. Il y a ceux qui se croient plus intelligents, tout le monde. Je me suis dit quand il m'a sorti ça, qu'est ce qu'il doit dire sur les Noirs? Ouais, mais j'avais droit à des petites réflexions.

Speaker 2 (25:47)

Ah oui, mais dites moi pourquoi les clients africains y tiennent? Ils s'expriment comme ça, pourquoi ils emploient un gros français, etc. Et je lui avais répondu mais pas qu'ils emploient un gros Français, c'est qu'ils parlent le bon français, tout simplement parce que dans les colonies, c'est sue pour ceux qui sont formés en dehors des exceptions. Je ne comprends vraiment pas de la masse populaire, mais les personnes qui sont instruites, et en particulier celles qui l'ont été du temps des indépendances, ou alors on leur a appris le français à coups de fouet. Donc, qui a Noël? Tournures idiomatiques qu'on emploie plus aujourd'hui dans les demandes, par exemple d'emploi alors qu'avant elle. Tu vois, je viens par la présente solliciter votre haute bienveillance sur les choses. Assez pompeuse, mais qui était au gout du jour avant? Les personnes d'une certaine génération qui écrivent toujours comme ça, en fait. Mais ce n'est que le poids de l'histoire. Et en fait, j'ai fini par me dire que c'était ce n'était pas un homme intelligent, mais ce n'était pas un homme intelligent parce que, ne fût ce que par curiosité, il eût pu demander à mes yeux, c'est vrai.

Speaker 2 (26:54)

Mais il y a le ton sur lequel on demande Tu vois, quand tu tu pose la question sur un ton moqueur? Eh bien, je lui ai répondu avec fermeté et politesse que maintenant, c'est lui qui n'était pas instruit. C'est lui qui n'avait pas la qui n'avait pas l'intelligence de faire un pas vers l'autre pour essayer de le comprendre. Et en fait, tu es souvent, tu tu sais parfois si inconscient ces billets là où ils sont parfois inconscients. Il y a des gens qui sont conscients de ce qu'ils disent, de ce qu'ils font. Il y a vraiment des gens qui sont dans des biais racistes, mais qui sont ils? Ne sont, ils n'en sont plus conscients du tout. Je ne sais pas si c'est parce qu'ils ont tellement pris l'habitude. Tu sais ce qu'on répète souvent. Ça devient banal et banalise un peu les choses. Soit c'est ça, soit vraiment oui et je ne sais pas. Je ne sais pas quoi te répondre. Mais pour certains, dans un certain sens, oui. Je pense que ça, ça a également joué en ma faveur.

Speaker 2 (27:53)

Mais j'aime dire que en fait, ça a joué finalement en ma faveur. D'une part parce que après mon arrêt maladie, ce qui s'est passé, c'est que j'ai été arrêté rapidement. J'ai eu un médecin qui m'a dit Bah, en fait, on ne guérit pas de ce genre de maux en restant dans l'environnement en question. Il faut que tout soit. Il faut qu'on te sorte de cet environnement et j'aime bien parce qu'elle a dit il faut qu'on sorte ailleurs que si elle ne l'avait pas fait. Si ce médecin ne l'avait pas fait. Franchement, je crois que j'aurais pu rester encore longtemps là bas et être un peu plus malade. Mais moi, mon environnement, mon conjoint, ma mère me voyait rentrer à pas d'heure et il me disait Mais qu'est ce que tu fais? Pourquoi tu fais ça? Et moi, j'étais dans ma petite course. Tu sais, personnel, pour prouver ma bévue et jaser. Mais vous pouvez pas comprendre ce que je dis. C'est facile à dire et vous voyez ce que je mangeais moins bien.

Speaker 2 (28:46)

Je dormais peu, je dormais très, très peu. J'avais vraiment des nuits. Tu sais si c'était un cirque où je n'avais plus romantique de sommeil parce que je me réveillais sans avoir récupéré et cumulé beaucoup de fatigue. Mais comme je marchais à l'ego, je marchais à un l'automatisme, etc. C'est une adrénaline, c'est celle ci. Si c'est un peu comme ouais, c'est ça. C'est comme la colère, ça. Ça peut être condamné, mais pas dans le bon sens.

Speaker 3 (29:14)

Tu sais? Non et pas de moi même.

Speaker 1 (29:18)

Et pis tu jamais ces trucs?

Speaker 2 (29:20)

Complètement. J'aime ma cagoule sur la tête et je ne veux pas les écouter. Mais j'ai eu un super médecin et ce médecin m'a arrêté et c'est la plus belle chose qu'elle est faite pour moi. Ouais, ça s'est fait coincer, bienveillant et complètement en pointe, et ça n'arrive même pas à comprendre complètement. Est ce que tu vois le burn out? C'est pas comme avoir, je ne sais pas le paludisme ou avoir du coronas. On sait que c'est une maladie palpable. Tu crois que c'est quelque chose qui enferme? Si dans ta tête, c'est toi et toi tout seul, tu vois, ma famille n'avait pas mis un mot dessus, mes enfants encore moins. Il me voyait dépérir.

Speaker 1 (30:06)

Tu connais bien tes enfants, mais comment? C'était le rapport fatal de tes enfants? Je ne sais pas si elle grandissait. Il était encore petit, mais grandissait quand même. Comment tu gérait ça? Parce que tu as la fatigue? Partir tôt? Comment? Comment tu géré ça?

Speaker 2 (30:22)

Au début, je n'irai pas voir. Je ne sais pas si gérer. On avait une petite routine, mais comme j'avais vraiment beaucoup moins, je partais plutôt que mon mari que mon mari de la maison. Donc, c'est lui qui les a amenés avec moi le soir, quand je rentrais, et je prenais toujours. Alors déjà, quand ils étaient plus jeunes, je leur demandait 10, 15 minutes de tranquillité. Quand je Narayen ce que vous avez dessus après une grosse journée, j'ai assumé vraiment pas et j'avais très tôt. Je discute beaucoup avec mes enfants. J'ai toujours beaucoup parlé avec eux et c'est quelque chose qui m'a vraiment beaucoup sauvé parce que déjà, tout petit, j'avais établi une communication. Ou relation, et j'étais consciente que des fois, ne comprenait pas que j'essayais de trouver des mots à leur niveau. Mais quand c'est devenu hyper, hyper difficile au travail, le but, c'était quand j'arrive chez moi tranquille 20 25 minutes, là où tu souffle un coup. Et après, je passe en mode ou aria, mais c'est un peu machinal, donc tu réfléchis moins.

Speaker 2 (31:25)

Sauf que comme tu es sous pression, que tu dois assurer pour les devoirs, etc. L'administratif et tout ce qui est assigné à l'école, je ne sais pas quoi. Tu fais en mode machine et on n'a pas le temps pour les fioritures. Tu vois, bonjour le temps de qualité. J'arrive là, les 25 minutes sont passées. Bon, ça vaut de voir. On on tac tac tac. OK, il y a des trucs à signer. Tu as un pacte, attaque on deal. Elle bouge aussi. Avoir banni, tu vois, il n'y a pas une grande qualité. Cette relation est agréable et en fait, comme j'ai été arrêter ça, si ça a créé une espèce de, c'était comme c'était un. C'est comme si le temps s'est arrêté pour quelqu'un dans la maison. Oui, parce qu'il n'était pas habitué à voir là tout le temps. Ouais, et en plus, c'est rare que les premières semaines, on fait du burn out. Les premiers mois étaient très difficile parce qu'en fait, comme j'étais arrêté, le fait d'être en arrêt m'a obligé à m'arrêter et donc m'a obligé à me reposer.

Speaker 2 (32:27)

En fait, tu es entre le repos et je cogite parce que oui, tout le temps, tu ressasse. Déjà, j'avais le stress de dû conduire à temps et ça n'a pas raté parce qu'à peine arrêté, j'ai la chance d'avoir aussi eu des gens qui m'aimait beaucoup travailler. J'avais bonne conscience du très relationnel. Je vais me permettre, mais j'ai un très bon contact avec les gens et et même des stagiaires. Tu vois, je les former, etc. Ou des gens.

Speaker 3 (32:56)

Et oui, je le suis, mais ni dans ma mère, ça aide. Ha oui, oui, le visage. Et puis il y a eu tissé beaucoup de liens ou même essaye et ça m'a servi. Ça m'a beaucoup servi parce que j'ai très, très rapidement su casser du sucre sur mon dos. Et ça, ça me miner. Myriam, tu ne peux pas savoir. Et c'est une autre prison parce qu'on a extirpé du truc. Mais finalement, qu'est ce qui se passe? C'est que la seul avec ton raisonnement, tu es seul, avec des pensées limitante, avec des croyances, avec cette espèce de honte que tu sais qui va peser sur toi. Oui, elle s'est mise en arrêt. C'est la vie facile. Elle s'est mise en arrêt. Ça va être chaud pour nous. On en voit. On vous dit à vous qui restez, vous avez plus de travail parce que l'autre s'est mise en arrêt. Et donc, naturellement, les gens font quoi? Ils en veulent à celui qui a arrêté ou tu vois que c'est vraiment de la manipulation.

Speaker 3 (33:56)

Et c'est idiot parce qu'en réalité, personne ne se dit puisque tout le monde vit la même, plus ou moins la même difficulté. Ce n'est pas difficile d'imaginer que certains, au bout d'un moment, craquent et en fait, on n'a pas de compassion. Mais certains qui étaient arrêtés au début, je me dis il exagère, etc. Mais quand ça arrive et j'avais dit à la psychologue que je voyais à un moment donné, je lui dis je me repentir d'avoir été dur parfois avec certains collègues, parce que je me suis laissé entraîner dans ça. Et maintenant que je passe par là, je sais pertinemment qu'une mère de famille qui a des charges n'a pas envie d'arrêter de travailler. Elle veut être payée. On ne vit pas avec les aides. En France, on se fait tout un pataquès autour des aides. Alors oui, il y a des gens qui en profitent, mais quand tu veux construire une vie, tu ne construit pas ta vie avec des aides et ce n'est pas par choix.

Speaker 2 (34:48)

Surprenant ou pas. Ce n'est pas un choix et c'est même un signe. C'est perçu comme de l'échec au départ et les premières semaines, les premiers mois à pour là quand?

Speaker 1 (35:01)

Quand le médecin arrête là les premiers jours, comment tu sais ce que tu arrives à sortir du lit? Tout ça parce que c'est juste pour que les gens puissent renaître, parce qu'on vit beaucoup à ne pas reconnaître quand ça va pas, tu vois, on descend, descend, descend, descendez ça et là, c'est le médecin qui a stoppé pour toi.

Speaker 2 (35:18)

Tu vois mes premières armes du Nord? Wow! En fait, je dors. Ce qui s'est passé et ça m'a pris beaucoup de temps. J'ai parfois aussi encore un peu d'insomnie, mais c'est vrai que moi, je suis quelqu'un qui travaille beaucoup la nuit. Bon, là, je suis à mon compte, je peux gérer mon temps, donc c'est un peu mieux. Mais ça m'a poursuivie très longtemps. J'ai eu un gros, tu sais, c'est comme si toute la fatigue accumulée pendant ces années tombait. Je dormais, je pouvais dormir toute la journée, mais alors toute la journée, des enfants partent à 8 heures. Je dors quand ils reviennent à 4 heures. Maman est toujours dans le contact et c'est hyper gênant parce que tu te dis mes enfants, mais qu'est ce qu'ils vont penser de moi? Je suis en mode serpillère. Là, ça ne va pas du tout, mais t'es tellement fatiguée que tu ne peux pas faire autrement. Par contre, la nuit, j'étais éveillé, mais j'avais les yeux. Impossible de dormir.

Speaker 2 (36:14)

Je ne peux ou je ne pouvais pas dormir la nuit, donc je rester éveillé la nuit et la nuit. Je dormais, je pouvais dormir plusieurs heures, 10 heures ou bien alors que j'étais habituellement le veto, etc. Etc. Donc les premières semaines, vraiment, je dors énormément. Mon médecin m'avait beaucoup conseillé tout ce qui était homéopathique, etc. Pour essayer de le récupérer. Mais c'était vraiment il fallait fait. Tu sais que quelque part, il fallait que je dorme. Il fallait que j'accepte ça.

Speaker 1 (36:47)

Oui, ça faisait des années que tu ne dormais pas. En fait, est la réalité. J'ai fait une nuit complète, tu ne dorment pas bien.

Speaker 1 (36:58)

Et puis tu étais stressé et c'est une combinaison quand même.

Speaker 2 (37:01)

Wow! C'est une conjugaison. En fait, c'est quand même ton travail à la maison, il y en a qui ramènent leur ordi. Moi, j'ai un j'emmenais les problèmes du boulot à la maison parce que des fois, je rêvais de clients. Je rêvais de numéros de compte, je pouvais rêver des fois et ça m'est arrivé de rêver d'un client. Le lendemain, il m'appelle un puissant et il m'appelle pas pour me dire Hello, je suis contente de ton boulot. Il m'appelle. Il est en mode inattendu, mais je rêvais du travail. J'étais à la maison en train de cuisiner tout ce que tu veux. Je pensais à mes clients. Il ils accompagné tout le temps et la famille a envie de te dire mais c'est bon, là, c'est lui qui est lâche, mais tu ne peux pas lâcher. Et du coup, les points la semaine, alors je dors. Les premières semaines, je dors des heures et des heures et des heures. Et ce qui est formidable, c'est que le médecin, en fait, m'avait donné l'autorisation de sortie.

Speaker 2 (37:56)

Ce qui m'a sauvé aussi, parce que quand on est arrêté, on nous donne ou pas l'autorisation de sortir. Si tu n'as pas l'autorisation de sortir, en fait, il y a des créneaux pendant lesquels tu dois être chez toi parce qu'un médecin de la Sécurité sociale peut faire une visite surprise et vérifier que tu respecte le prouver, que tu es malade. Et j'avais l'autorisation de sortie, ce qui m'a sauvé parce que mon médecin disait On ne peut pas a quelqu'un qui traverse que vous puissiez lui dire vous restez enfermé chez vous H24. C'est le meilleur moyen de se suicider. Désolé, mais oui, ça s'isole, ça Teasdale. Et ça enferme encore plus. Et donc, j'ai commencé à me. En fait, ça m'a pris plusieurs mois sur la zone de dos. Sans compter qu'en même temps, je devais gérer l'aspect médical parce que j'étais rentré dans un. C'est presque un combat avec le système de sécurité sociale. Donc, vous a des rendez vous que tu dois honorer et à un moment donné, on te dit que tu dois avoir rendez vous avec la médecine du travail sur son lieu de travail.

Speaker 2 (38:59)

J'ai fait un torticolis. Je ne pouvais où j'ai mis. Ça m'a pris des mois pour redescendre à la station de métro, là où je travaillais pendant plusieurs mois. Je suis jeune, je ne regardais même pas les stations de métro quand je sortais. Je ne voulais pas y aller. Et ça m'a pris plusieurs mois, presqu'un an pour y remettre les pieds parce que c'était vraiment traumatique. Je ne pouvais même pas. Je ne pouvais pas supporter l'endroit.

Speaker 1 (39:29)

Une maltraitance que tu as vécu pendant si longtemps. Ça laisse des traces?

Speaker 2 (39:33)

Oui, mais en fait, il y a un inconscient. Tu sais, tu t'en rend même pas compte, c'est quand tu es. Quand j'ai réalisé qu'on jouait à mon premier rendez vous avec ma médecine du travail. Et là, je suis à la veille ou deux jours avant. Je commence à avoir extrêmement mal au cou. Je ne peux plus tourner le coup ni à gauche ni à droite sur Barouin, le médecin en catastrophe. Et allez Minerve. Donc, j'arrive en minerve pour savoir que si elle est extrêmement loin avec cette entreprise, une bonne dose de harcèlement aussi. Un petit peu, mais je rentre, j'ai pas dit, je n'y ai pas joué. Certains m'ont dit oui, mais pourquoi tu vas pas aux prudhommes? Pourquoi tu portes pas plainte? Mon but à moi, c'était pas fondamentalement de les traîner en justice ou pas aux caisses. Je voulais surtout sortir de la tête. Je voulais sortir de là et j'avais envie que ma situation soit reconnue et qu'on reconnaisse que mon état de santé était lié aux conditions de travail.

Speaker 2 (40:34)

Et ça, je l'ai obtenu. Mais pour l'obtenir en France ou savoir que c'est quelque chose que c'est comme le burn out n'est pas reconnu comme une maladie professionnelle en France ou ailleurs. Non, ce n'est pas une maladie professionnelle pour l'instant, alors qu'on sait très bien dans le domaine bancaire que les gens, son centre sont en souffrance. Moi, j'ai des collègues qui pleuraient au téléphone quand on les appelait. Quand ils avaient découvert, j'ai fait un burn out à la banque.

Speaker 2 (40:57)

Noël a été cérémonieux, difficile et on sait que ça existe, mais on ne veut pas le reconnaître. Donc, quand tu es dans cette posture, dans cette position, pardon, ben tu es géré par le comité que tu ne connais pas et qui t'appelle quand tu veux. Que de convoquer ou d'annoncer qui passe chez toi pour vérifier que tu es chez toi le jour J, le jour en question ou le lendemain, il t'appelle environ demain chez vous. On te demande de faire des procès verbaux. On te demande d'avoir des témoignages de collègues. Mais quel collègue va témoigner contre son employeur? Sérieusement, personne ne témoigne contre son employeur. C'est ça qui est à toi.

Speaker 1 (41:36)

C'est toi qui doit aller chercher ces témoignages ou c'est eux, mais c'est pas leur travail à eux.

Speaker 3 (41:42)

C'est une bonne question. Et à propos de la demande, il doit déjà te soigner. Puis tu vas encore. Non, pardon, moi, j'aime pas me dire je que je sais pas du tout. Logique.

Speaker 2 (41:57)

C'est intéressant, tu dis ça. Mais si c'est à moi qu'on a demandé de chercher des témoignages, les bons, tu vas pas demander à des collègues de cracher dans la main qui les nourrit. C'est commémorant çà et là aussi. Un fait intéressant, c'est que j'ai demandé à une personne qui n'y était plus depuis un moment et elle m'a dit non, je lui ai dit Ah bon, mais je peux savoir pourquoi tu dis non? Tu as le droit, mais pourquoi? Dis ben oui. Parce que moi, demain, si je veux y retravailler pour ma carrière, ça va pas le faire, sais ou à Québec, elle n'a pas les mêmes valeurs. Elle répète ici, mais ce n'est pas grave, je. Je l'ai plutôt pris comme Tiger. J'ai avaler la pilule et j'ai été franche. Je suis retourné vers ce comité. Je leur ai dit Vous savez, personne ne crache dans la main qui le nourrit. On croit qu'un collègue à moi ne va pas témoigner. En revanche, si vous avez vraiment envie de savoir ce qui se passe là bas, vous pouvez regarder le nombre d'arrêts maladie.

Speaker 2 (42:53)

Regarder le nom d'abandon de poste. Ça ne vous répond pas ça? Regardez le nombre de personnes aux prudhommes. Vous allez voir. Les chiffres parlent. On peut avoir un dit, même un menteur. Mais je ne sais pas combien d'employés. Tout le monde ne peut pas être menteur quand même. À un moment donné, tu vois quand, quand les signaux d'alarme s'allument, il faut que quelque chose se passe. Et c'est pour ça que je te remercie vraiment de me permettre d'en parler parce que trop important.

Speaker 2 (43:20)

Beaucoup de gens, en fait, souffrent en silence. En fait, je sais quand même, vas y est même aller regarder les chiffres. Côté a passé six ans là bas, n'est pas arrivé après trois mois, t'es venu les trouver. T'as passé six ans sur ce poste là. Ça veut tout dire.

Speaker 2 (43:36)

Tu vas effectivement, mais tu pars du postulat que parmi les salariés, les gens ne veulent pas travailler et ils mentent. Et c'est vrai qu'il y a des gens qui ne veulent pas travailler. Moi, j'en ai vu, tout le monde en a vu. Je pense à son expérience, mais tout le monde ne peut pas ne pas vouloir travailler. Moi, je me souviens après une interview que j'avais faite pour mon école après ma reconversion. Il y a énormément de personnes qui m'ont écrit, de personnes de mon ancienne boite, d'anciens collègues, mais beaucoup de gens m'ont écrit et c'était pas joyeux. Ce qui me disait en fait. Et je me suis dit mais merci le burn out, en fait, le burn out se plaignant fait de la situation.

Speaker 3 (44:17)

Ah!

Speaker 2 (44:18)

Oui, et voilà, on est en 2021. Ça n'a pas changé. Moi, j'ai quitté le métier. Puis depuis 2019, quand?

Speaker 1 (44:26)

Awa Ah ouais, c'est cette année qui, quittant, écrit pour partager à Awa. Mais en tout cas, des fois, on dit tu sais, il y a une porte qui se ferme, il y a un malheur qui arrive, mais en fait, ça vient nous sauver. Quoi donc? Fait on Bernhardt à Sauvé parce que tu serais encore là bas? Ou peut être tu vois en train de de tenir le coup alors que non.

Speaker 2 (44:51)

Kouassi avait tenu le coup aussi sur la liste MR baptisèrent ethnie tissé après de Laurent et. Ça te rends une éminence, ça peut causer des maladies dans le corps, de vivre comme ça dans un stress permanent tout le temps. On n'est pas bien, finalement, on gère, on fait avec, mais ce n'est pas l'idéal, n'est ce pas?

Speaker 2 (45:11)

Ce n'est pas de la TMS. Pas productif pour ta boite. Les entreprises, elles, engagent pour quoi elles s'engagent. Des salariés pour qu'on fasse vivre leur boite parce que le PDG à lui tout seul, il ne peut pas être aux RH, il peut à la logistique et veut pas être conseillé. Il faut qu'il y ait de la main d'œuvre. Et cette main d'œuvre? En fait, si la plus grande richesse d'une entreprise la main d'œuvre. C'est vrai qu'aujourd'hui, on parle beaucoup puisque je suis dans le digital. Pour le coup. Aujourd'hui, on parle beaucoup de la digitalisation des machines, des automates par ci par là, qui apparaissent ici, vrai, qui détruisent des métiers. Mais un logiciel reste un logiciel. Et l'intelligence émotionnelle? Sérieusement, je ne crois pas. Aujourd'hui, alors on verra. Mais l'intelligence émotionnelle de l'humain est vraiment puissante. Si c'est l'instinct qui te dit que là, il faut plus aller. Et moi, je n'ai pas écouté mon instinct. Je ne me suis pas écouté assez et j'étais tellement dans le feu de l'action.

Speaker 2 (46:09)

Et c'est pour ça que je pense vraiment que même d'un point de vue est simplement humain. Tu vois de temps en temps. C'est bien de faire un point sur sa vie. Ou est ce que je suis? Est ce que c'est ce que je veux encore aujourd'hui? Tu vois ce que je fais parfois. On est dans un métier depuis tellement longtemps, réfléchit. Plus, on réfléchit, plus. Tu vois alors que si je m'étais arrêté, peut être que je me serais autorisé à faire autre chose. Mais je m'étais arc bouté sur un vieil, un vieil objectif que j'avais et qui finalement, tu vois, après le burn out, les arrêts. J'ai vraiment été accompagné par mon médecin et aussi un psychologue. Alors, le psychologue. Au début, je lui ai dit Tu sais, les morts, ça, Gwen, et ça ne va pas, les psy et la rigolade, j'allais revenir à toi. C'est là aussi que moi, ta tête à accepter ça. Chez nous, là, c'est compliqué.

Speaker 2 (47:02)

Au début, ça me plaisait pas du tout, un homme.

Speaker 2 (47:09)

Mais la méconnaissance, c'est dramatique. Et heureusement, on a attendant. Il est toujours temps de s'améliorer. Il est toujours temps d'apprendre et il faut vraiment l'accepter comme tel. Parce que moi, le premier rendez vous, je lui dis Est couché et tranche avec toi. Pour moi, oui, c'est pour les fous, quoi. Moi, je sais bien que c'est pour ça que je fais ce podcast parce que dans notre communauté, c'est souvent ça. On ne sait pas pourquoi on va voir un concurrent du maintenant défunt et pas besoin. Moi, je ne suis pas foutu, je ne suis pas fan.

Speaker 2 (47:44)

En fait, on autogène, on gère notre monde, on gère nos problèmes. En fait, on les gère pas du tout, on n'en en supporte en fait, tu en supporte, on souffre et on supporte et je veux. Je ne veux pas parler pour cas, mais souvent, c'est parce que c'est depuis l'enfance et ce qu'on fait. On souffre et on supporte. Et du coup, quand on se retrouve adulte dans des mauvaises situations, soit en couple au travail, on souffre et on supporte en cette Deepak. En fait, ce n'est pas normal de vivre comme ça. On se rend compte, on connait pas autre chose et du coup, ça nous prend des années. Et moi aussi, c'est un médecin qui a mis un stop.

Speaker 3 (48:24)

Ben oui, comme toi. Et je me suis levé un matin où j'étais au bord. Je voulais me tuer et j'ai été voir mon médecin. Maintenant, mais ça, ça, ça. Il faut que ça s'arrête et m'a mis en arrêt indéterminée. Il te faut des mois et des mois. A toi peut être. Tu vas jamais. Moi, j'étais là, mais non, t'as pas compris.

Speaker 1 (48:47)

En même temps, j'ai ses dossiers à fond en même temps, mais elle me dit Mais toi, t'as pas compris ce qui se passe?

Speaker 1 (48:54)

Oui, mais oui, c'est vrai, je n'avais pas compris. C'est parce que tu as l'habitude de supporter du porno, ça, tu as a Hanska même.

Speaker 3 (49:01)

Tu sais pas si je suis là.

Speaker 2 (49:04)

C'est une culture et c'est particulièrement vrai pour les femmes. Une femme est forte, une femme est morte. Tu a essayé, mais il y a aussi un peu de ça. C'est vrai que demander de l'aide à un petit cola nous dit quoi? Que ce qui arrive? Ouais, mais si, en fait, demander une aide à une psychologue, moi, c'était bénéfique. Et cette femme? J'ai appris par la suite que le team des équipes hommes préférés était au top. On est dans le médecin qui m'avait dit Mais qu'est ce que tu lui as fait là?

Speaker 3 (49:35)

Si je dis oui, je ne sais quoi. Elle est un tableau, oui, mais bon, elle est adorable, ma petite. C'est vraiment quelqu'un qui est très à l'écoute, qui était, qui a fait preuve de beaucoup de patience et de pédagogie avec moi parce que face à montre mon rejet de départ. Tu vois, elle ne s'est pas braquée. Elle, elle est restée dans sa posture de pro. Et ça, c'est vraiment bien. Parce que sa mère, elle, m'a bien plus attiré par cette terre à cause de son attitude, sa disposition d'esprit, que si elle s'était bloquée et qu'elle avait été qu'elle m'avait renvoyé le même mépris. Ça arrive ou est? Et en fait, elle était vraiment à l'écoute et elle ne faisait que me poser des questions. Et petit à petit, je réalisais vraiment que les questions qu'elle soulevait, mais je me les étais pas posées et que j'aurais dû les poser que j'aurais pu vous en parler comme question.

Speaker 2 (50:34)

Elle m'avait demandé quel avait été l'élément déclencheur pour moi. Qu'est ce qui avait fait que tu voyais la petite étincelle de trop? Je ne m'étais même jamais posé la question. C'était ridicule. Je ne m'étais pas posé la question et en fait, j'ai fait comme un flash back. Et si, en faisant le flash back que j'ai pu identifier, à quels moments clés, vraiment, là, j'ai été au top. Au paroxysme de ma douleur. En fait, à quels moments clés? J'étais au paroxysme de ma douleur et il y a quelque chose qui était vraiment très bien, c'était de m'aider à accepter, en fait, ce que tu ne peux pas guérir de quelque chose qui n'est pas un problème. On ne peut pas régler un problème et donc il faut que tu identifie problème et que tu acceptes que c'est un problème, car c'est plus un problème pour toi que tu fasses un processus, un cheminement qui te permet d'identifier qu'il y a un problème qui n'est là qu'en fait que là. À partir du moment où tu identifie qu'il y ait un problème, là, tu peux commencer un travail de réparation, tu peux commencer un travail de reconstruction et tu peux faire une introspection et peut être te demander de faire un point sur qui je suis, où j'en suis dans la vie, tu vois.

Speaker 2 (51:51)

Et ça, c'était vraiment quelque chose qui a été mis hyper bénéfique pour moi. Et puis, elles ont créé en fait ces femmes là parce que c'est le souhait des femmes. Ce n'était pas voulu, mais ces femmes ont créé autour de moi un cocon de bien être que même ma famille ne pouvait pas m'apporter. Parce que la famille, c'est vraiment l'affect qui vous connaissait. Je crois qu'au début, la famille se dit mais toi aussi, tu peux te remettre. Mais ça va aller vite, exagère un peu. Parce qu'il faut quand même savoir que quand on part comme ça dans de mon arrêt, on met sa situation financière en péril et c'est hyper hyper culpabilisant de se dire à cause du moi, il y aura un déséquilibre financier dans la maison par rapport aux engagements financiers qu'on a par rapport aux enfants. Il y a tout et tout au monde, qui sait. Et c'est pour ça que les gens qui disent à ces personnes qui passent par le burn out, elle nous les elle voulait les allocs et nous, les filles, les allocations.

Speaker 2 (52:49)

Elle ne valait rien à côté d'un salaire. La plupart du temps, il y a des salaires, oui, c'est sûr, mais la plupart du temps, quand on a construit une vie, on ne les a pas construits sur les allocations. Et quand le salaire qui avait qui comptait dans tout ce qui était mis en place n'est plus. Ça veut dire qu'il faut trouver de nouvelles ressources. Ça veut dire que c'est un défi. Ça veut dire qu'il y a un déséquilibre dans sa maison. Donc tu vois un peu tout ce que ça amène. Donc, tout à l'heure, tu me pose une question par rapport aux enfants cités. Je pense au bout de quelques mois. Un jour, j'ai demandé à mes enfants est ce que ça les comment? Est ce que ça les perturbait? De me voir à la maison? Ou et ma fille m'avait dit non, mon fils était plus jeune, mais ma fille, elle m'avait dit ça ne me perturbe pas. J'ai compris que tu as eu quelques soucis au travail, mais.

Speaker 2 (53:42)

Si ça te fait du bien, si ça te permet d'aller mieux. Eh ben moi, ça ne me dérange pas et en plus, en plus, on passe plus de temps ensemble. Et c'est vrai parce qu'au bout de quelques mois, j'ai commencé en fait pour me donner un rythme dans les journées puisque j'avais des journées, mais complètement désorganisé et chaotique pour m'obliger à reprendre un rythme. Par exemple, tous les soirs, ma fille à un, il y en avait 3 ou 4 dans la semaine, je l'accompagnais sur qui j'étais réglée. Je savais que à telle heure, j'avais un programme et je linley avec elle. Et en fait, ces moments là sont devenus des moments où on parlait énormément. C'est vrai que j'ai pu l'accompagner dans des moments de petite transformation qui est important pour elle en tant que fille. Des moments d'être aussi, des fois discuter avec son ado. Tu découvre qu'il y a des trucs qui se passent dans leur collège et qu'en réalité, si tu n'es pas au courant, tu ne vas pas pouvoir les accompagner du mieux que tu peux.

Speaker 2 (54:39)

Ou alors les petites choses anodines, mais qui vont te montrer des points qui vont être, qui vont refléter un peu le caractère de ton ado. Et ce sont des choses que je n'aurais jamais vues si je n'avais pas eu le temps, en fait, et c'est devenu très sympa. En fait, ces moments là, parce qu'en partant, je la coachait, ce qui me fait de la trompette. Je la coaché tout et ses entraînements, mais moi, je filmais. Quand on rentrait, c'était un peu MJ. Bon, alors, comment tu a trouvé l'entrainement en regardant la vidéo? Tu vois et en créer un nouveau rapport avec mon pays, c'est pareil. Je faisais un peu moins parce que lui, son père, qui gère pour les entraînements, peut être partout, mais le soir, je pouvais prendre le temps d'être avec lui. Je lui demandais comment s'est passée vraiment ta journée? Quelles sont tes mains? Je me suis investi dans l'école de mes enfants, bien plus que je ne l'ai jamais fait.

Speaker 2 (55:26)

Et c'est vraiment une habitude que j'ai pris chaque année. Je crois que les parents qui me connaissent depuis longtemps savent que je me présente pour être parent délégué. C'est devenu une habitude parce que tu vois, j'ai réalisé qu'à cause de mon rythme de travail, je n'avais pas le temps d'être une maman à plein temps quelque part, mais d'être plus investi dans leur quotidien. Et là, l'année dernière, ma fille en seconde. Mais l'année dernière, j'étais juri pour gérer pour râble. Si en troisième, ils font un stage et ils ont le moral, en fait pour le brevet. Et moi, j'étais juré et en plus, je suis tombé sur l'air les copines de classe de ma fille. C'était rigolo, mais j'étais juré avec sa prof principale et c'était sa meilleure expérience. Et la dame disait Je vous avais jamais rencontré. J'ai adoré être juré avec vous et c'était marrant parce que j'étais juré deux fois et pour l'oral de ma fille. Et j'ai aussi l'opportunité d'être jurée dans des examens pour une belle école de la place qui prépare des top managers déjà été à expérience.

Speaker 2 (56:27)

Donc tu vois, en fait. Franchement, j'ai eu de gros moments de difficulté, des gros moments de doute, mais j'étais super entouré et à partir du groupe et comment un monde? Ta résilience est à force de caractère, parce que tu as traversé tout, tous ces mois de turbulences, de reconstruction. Mais tu as trouvé, tu as su transformer ça et de créer un monde qui te correspond et qui correspond à tes valeurs.

Speaker 2 (56:55)

J'adore te créer un monde, c'est vrai, en fait. Et si C. C'est vraiment ça en faite, parce qu'en fait, tu vois, quand tu tu, tu fais des études, tu habites dans une société où on réfléchit de telle ou telle manière, on te dit tu vas avoir le bac. Surtout que nos parents qui ont un certain background, c'est vraiment avoir le bac. C'est le must, quoi. Jusqu'à 17 ans, tu dois avoir le bac et ensuite tu dois te former pour avoir un job. Et quand tu as un job, tu là, tu t'es accroché à ce job parce que si c'est ça, c'est là que tu vas pouvoir te marier pour ne pas se marier ou fonder une famille, etc. Et construire. Sauf que c'est vrai qu'on ne te dit pas. Il est possible qu'en cours de route, tu tombes, mais tu auras l'opportunité de te relever. Ce n'est pas grave souvent, comme on est plein d'espoir. Je dis à nos enfants tu vas faire si tu dois atteindre tel objectif, tu vois entre ces impératifs et le fait que je sois passé par là, ça, j'ai commencé à beaucoup discuter avec mes enfants et j'ai changé ma façon de leur parler.

Speaker 2 (57:56)

Je leur dis qu'ils peuvent tomber. Mais ils ont l'opportunité de se relever. En tout cas, moi, je serai là pour les aider à se relever et c'est ça. Le plus important, c'est qu'est ce que je tire comme leçon de tout ça? Et qu'est ce que je peux tirer comme le sang pour mon entourage? Qu'est ce que je peux faire de ce que j'ai traversé? Qu'est ce que je peux en faire pour en faire une force pour mes enfants? Pour en faire une force pour mon conjoint? Aujourd'hui, mes enfants me disent qu'ils sont fiers de moi et ça, mais ça m'a juste patrie. On voit juste patrie. Tu vois ça d'avoir la troisième et la quatrième interview. Je suis super heureuse de parler de ça aujourd'hui et dans une carrière, bien, tu parle de tant de Bernadette Chirac déforme, l'a dit en interview et en Corrèze, il s'est énervé.

Speaker 2 (58:49)

C'est bizarre, mais en fait, j'en ris. Parce qu'en fait, le problème, c'est pas les trucs. Ce n'est pas le problème que tu as aujourd'hui. Le problème que tu as aujourd'hui, il faut vraiment te dire que c'est une étape et même le burn out ou le bore out parce qu'il y en a plusieurs. Il y a le grand âge et à l'époque, il y avait toujours dit c'est moi qui décide. Mais bon.

Speaker 2 (59:09)

Mais en plus, on vit dans un monde de fou. Moi même et ma famille au pays ne comprend pas forcément de Bernard. C'est normal. Ce n'est pas forcément une réalité qui est calculable dans le mode de société, le fonctionnement. On a un rythme différent, mais nous qui sommes en Occident, on est soumis aussi à un cadre particulier qui peut générer des choses particulières. Donc, ce qui compte pour moi, ce n'est pas tellement qu'on tombe. Et tu vois, nous, dans le monde francophone. Quand quelqu'un a fait une erreur, c'est la fin du monde, il est fini. Tu vois alors que souvent les Américains étaient disent et moi, je n'ai vraiment expérimenté que ma clientèle américaine. Le mythe, c'était différent. Tu es tombé, c'est pas grave ou a manger dans des room américaines sur les banques et j'ai réalisé que chaque fois que j'explique mon expérience, la bonne fois, j'avais droit à des applaudissements. C'était trop marrant parce qu'en fait, eux, ils regardent le fait que tu te soit relevé, que tu étais capable de relever.

Speaker 2 (01:00:04)

Et vraiment, quand on me demande de parler du burn out, je viens pas avec le sac et la cendre sur le corps. Non, désolé, tu une honte de venir parler du burn out? Vais mettre mon maquillage et maintenant. Mais qui est tout?

Speaker 3 (01:00:16)

Et oui, et qui reste posée. Et tu as raison, c'est une étape si tout le monde sait et tu sais, j'aime beaucoup. Merci vraiment du partage parce qu'il y a beaucoup de personnes déjà qui peuvent traverser ça sans s'en rendre compte. Donc, ou bien rester dans la honte? Parce que quand tu disais à beaucoup de culpabilité, quand tu disais t'étais à la maison, mais la tête tourne parce que tu a lâché ça aussi, je suis passé par là. C'est assez terrible. Mais le fait que tu as su transformer ça théâtre, t'as vu ça comme une opportunité de ta ligne? Si t'es Valley te dit OK. Qu'est ce qui est important pour Dominique? Comment vivre sa vie et d'aller chercher les informations déjà? Tu vas nous en parler et mettre en place des choses pour que ça se passe. Je trouve ça génial, merci.

Speaker 2 (01:01:13)

Une télé disent et j'ai beaucoup de chance. J'ai vraiment été bien entouré par le médecin et la psychologue qui travaillait de concert. Ça, c'est super important. La première étape et la Sécu? Qui a dit le mot burn out en premier? Parce que c'est comme ça, toi, même si mon médecin, je ne savais pas comment se rappeler, c'est le patron de quoi et et en fait, c'est elle qui a dit le mot. Et en fait, quand elle a dit ce qui est intéressant, c'est que j'ai. Pendant ce temps là, j'ai beaucoup cherché dessus et je suis même tombé sur le témoignage d'une ancienne directrice d'école primaire qui témoignait sur un plateau. Mais je n'arrive pas à retrouver l'émission. Il faut vraiment bien trop. Elle s'était rasé le crâne. C'est après la difficulté et il a aussi, et c'est vrai que je l'ai lu et je l'ai vécu. J'ai eu ce besoin de rompre avec l'ancienne Dominique. Quand je travaillais en banque, j'étais tout en vue de Miss Machin, quoi, talent et machin chose.

Speaker 2 (01:02:16)

Parce que c'était presqu'une injonction. Je n'allais pas me ramener mon afro. Ça n'aurait pas été compris dans ce milieu là. Je n'allais pas au travail en basket, évidemment, sauf le vendredi pour le Friday wear. Tu vois, il y avait un code vestimentaire et quand j'ai vraiment relevé la tête tout doucement, j'ai teint mes cheveux. Un jour, je suis allée au salon. Je les hautes sphères, une petite culotte à une extrémité et en fait, la coiffeuse s'est loupée et j'ai fini rouille. Oh!

Speaker 2 (01:02:49)

Et j'ai terminé où? Il y a un an, mon mari est arrivé à. C'est bien beau et. Mais j'ai bien aimé moi tu sais que ma mère pousse, etc. Et même nature ont repoussé.

Speaker 2 (01:03:08)

En fait, je les ai coupés, je n'ai pas, je n'ai pas fait le big chop, mais j'ai coupé mes cheveux et je n'ai vraiment vécu comme une renaissance. Et je me souviens de la coiffeuse qui me disait alors je te coupe, mais je coupe tes longueurs et tu t'inquiètes pas. D'habitude, les clientes, on commencent à couper un peu. Là, je dis maintenant, il n'y a pas de soucis, tu es juste une professionnelle ou pas.

Speaker 3 (01:03:28)

Un individu coupe et en fait, je n'ai vraiment vécu comme le fait de me réapproprier qui j'étais vraiment. C'était moi sans les artifices, sans le tralala, et j'avais juste besoin de renouveau. Mais comme j'ai été, comme je disais bien entouré, j'ai rapidement. Tu sais, avant même mon arrêt, je voulais faire un bilan de compétences et en fait, j'avais une collègue qui m'avait dit Tu ne peux pas faire un bilan de compétences, est en arrêt maladie, obligé de revenir au travail. Tu dois reprendre le travail et après, tu demandes un à quoi j'ai eu un accord de la Sécurité sociale pour le faire pendant mon arrêt. Ce qui est vraiment exceptionnel. Donc vraiment, j'ai eu, je te dis, j'ai vraiment été porté. Et j'ai fait mon bilan de compétences et c'est vrai que la dame m'a dit Mais qu'est ce que vous faisiez en banque? Vous n'est vraiment pas faite? Qu'est ce qui vous est arrivé? Il fallait que je paie mes factures.

Speaker 3 (01:04:28)

Oh!

Speaker 2 (01:04:31)

Et puis, entre deux, j'ai aussi ouvert un blog qui s'appelle Info féminine, dans lequel j'écrivais des articles. J'écris toujours des articles ou des billets d'humeur. Je donne mon point de vue en tant que femme, en tant que femme noire, en tant que maman noire, et ceci est vraiment très important pour moi d'avoir une super. C'était vraiment important pour moi d'avoir d'avoir cette tribune pour donner de la voix et avoir d'autres types de modèles que ce qu'on nous présente dans les mass médias. Et avec les réseaux sociaux, on a l'opportunité de prendre la parole et au bout d'un an et demi, j'ai eu l'idée d'interviewer une jeune femme qui entrepreneure en Angleterre et qui est chasseur de têtes. Et quand j'ai vu les retours déjà, je trouvais qu'elle avait un parcours, mais passionnant. Je dis moi, ça me fait cet effet tel que ça plaira aux gens. Je suis sûr que ça va plaire aux gens. Et quand j'ai publié, j'ai vu que les gens, ça leur parlait énormément. Et qui avait vraiment une demande.

Speaker 2 (01:05:32)

C'est cette soif, cette envie de voir des femmes aussi, d'ailleurs. Des femmes noires qui vont bien, qui sont fortes parce qu'elles peuvent tout supporter, mais qui sont fortes parce que elles ont eu des obstacles et se relève. Elles continuent. C'est toute l'histoire de ma vie, en fait. Finalement, on en a plein le statut. Sais, on n'a pas fini d'en avoir. Et et donc quand j'ai vu que ça marchait bien. Mais j'ai réalisé, par exemple, que le digital me plaisait, mais que j'avais peut être aussi une appétence en termes relationnels parce que j'arrivais à faire venir des gens sur le blog. Je me suis rendue à Oxford 3 2 ou 3 fois, trois fois pour des événements, la barbe et quelqu'un à qui je travaille et j'ai plein de contacts. Donc je me suis dit Mais pourquoi ne pas rester dans le digital qui me permet de travailler de chez moi, de voir un peu plus ma famille, de gérer mon emploi du temps comme je veux? Ça, c'était vraiment primordial et de redevenir maîtresse de mon temps.

Speaker 2 (01:06:29)

Et comme ça que j'ai commencé après le bilan de compétences, ça a cherché quelle formation je pouvais faire. Et et deux, trois mois, je suis tombée sur le social media et je me suis dit Bingo, c'est ça que je veux faire. C'est ça que je veux faire. J'ai vraiment envie de travailler, si possible aussi avec le continent africain. En matière de digital, on a beaucoup de choses à faire. Il y a beaucoup de choses qui se font, mais elles n'ont pas de visibilité. Et ça, c'est un de mes projets. J'y travaille et je fais plein de trucs en fait. Et en fait, j'ai découvert une vie que je n'aurais jamais eue si je n'ai pas eu de burn out. Merci quand même. Tu vois les boss qui m'ont pris la tête à un moment ou un autre? Franchement, je leur dis merci parce qu'en fait, ils m'ont aidé à me trouver. En fait, ils ont contribué Animate. Ils ont contribué, en fait, et c'est pour ça que.

Speaker 2 (01:07:22)

On devrait tous s'interroger quand tu fais trois ou quatre ans, à moins qu'on soit, tu a des gens qui sont. Ça ne dérange pas de faire la même chose pendant des années. Mais au bout de trois, quatre ou cinq ans sur un poste. Est ce que je suis toujours aligné? Ce que je fais? Est ce que j'aime ce que je fais? Etc. Pour la progéniture ou les gens qui me regardent? Moi, je sais que aujourd'hui, mes enfants savent encore plus qu'ils ont la possibilité d'être salarié ou d'être à leur compte. C'est une possibilité qu'ils vont palper du doigt parce qu'ils ont vu leur maman passer d'un état à l'autre. Ils savent qu'on peut tomber, mais qu'on se relève parce qu'ils ont vu leur maman dame. Et j'étais pas que j'étais OK avec ce que j'essayais de faire, de la pédagogie pour eux, de m'assurer que ça les détruise, pas de le voir comme ça. Mais je voulais aussi qu'ils comprennent que ce n'est pas la fin du monde. Tu vas. Et même moi, tu vois dans le rapport à eux, quand il y a les devoirs, on est souvent très exigeant en tant que parent.

Speaker 2 (01:08:20)

Mais comment tu as toujours 17? Comment Johnny a eu 12? OK, bon, tu as eu 12. Tu as eu la moyenne, d'accord. OK, je pense que tu aurais pu faire mieux, non? Pourquoi est ce qui ne va pas au Québec? Lui, il a des facilités en anglais. OK, je vais l'accompagner. Je vais voir qu'est ce que je peux faire pour l'aider à aller plus loin. Mais je veux plus, tu dois. Je ne me fais plus comme avant. Oh purée! 16. Pensez vous avoir fait les frais de parents?

Speaker 2 (01:08:47)

Hyper, il n'y a pas de souci. Il y a des gens qui veulent le faire, qu'ils le fassent. Mais c'est vrai que c'est vraiment quelque chose que j'ai adopté et ça me va bien. En fait, tu as. Je pense qu'il existe, lui, ma meilleure ville, presque 40 ans de vie et ma mère me dit Oh non, c'est super! Ça montre aussi, tu vois en ouverture. C'est parce qu'il fallait aussi accueillir ça et se questionner et se regarder à l'intérieur de toi pour faire ces ajustements là, pour arriver à aligner. Avec ce que tu fais chose, que c'est génial ou juste moi, j'ai deux petites questions. Tu n'as pas aller de je pense que ta compassion envers toi même a évolué aussi parce que quand tu parlais, je pensais, je me disais que. Ta loyauté envers ton employeur était plus grande, était plus grande que ta compassion envers toi en tant que personne souffrante qui tu. Par exemple, quand tu as été mis en arrêt, je me dis que je pense que ta compassion, même envers toi même, a évolué.

Speaker 2 (01:09:54)

Je le sais, je sais pas.

Speaker 2 (01:09:56)

Ah oui, c'est marrant parce que je n'ai jamais pensé à faire comme ça. C'est vrai. La loyauté envers l'employeur plus forte que la compassion envers soi même. Mais on a tellement envie quand on est dans le genre de milieu ou même de mouvance, de façons de penser, de fonctionner. On a tellement envie, et encore plus comme pour les personnes racisées. Tu sais, on est même inconsciemment dans une posture où on veut prouver. Et il faut sortir de cette posture pour donner le meilleur de nous et changer la vie. On n'est pas là pour les gens. En fait, les autres qui vivent leur vie font ce qu'ils ont à faire. A nous d'en faire autant. Ça veut pas dire que quand il y a des choses qui vont mal, on ne doit pas les pointer du doigt et pointe du doigt. Mais cette espèce d'injonction, parce que je suis noir, je dois faire plus. C'est vrai que j'ai quelques loupés. Des fois, je le dis parce que c'est aussi vrai qu'on est dans des sociétés dans lesquelles on nous attend beaucoup au tournant.

Speaker 2 (01:10:52)

Mais à force d'essayer d'être au rendez vous de là où on nous attend, on passe à côté du fait de vivre, on passe à côté du fait de ça. C'est de l'énergie qu'on met à faire. Ça, c'est de l'énergie qu'on vient faire ça et on perd notre créativité, on perd notre authenticité, on perd notre pain, notre panache. Et je dis souvent à mon conjoint et même aux gens en général qu'il y a une chose que j'aime, sur laquelle je pense avoir failli, c'est d'avoir laissé les gens toucher à mon intégrité, à ma confiance en moi et la confiance en soi. Myriam. Si quelque chose aujourd'hui que je ne laisserai personne toucher chez moi, tu peux faire ce que tu veux penser, ce que tu ma confiance en moi. C'est ça qui m'aide à être performant dans ce que je fais. C'est ça qui m'aide à donner le meilleur de moi. Parce que si je suis confiante avec qui je suis, si je suis met au clair, si je suis OK avec mon identité, avec ce que je veux, je peux déplacer des montagnes, je peux déplacer des montagnes, alors que si les gens réussissent à toucher à cette confiance, je commence à douter.

Speaker 2 (01:12:00)

Quand tu commences à habiter, tu es plus efficace parce que tu sais plus je fais, je fais pas du doute pour toi et tu perd parce que tu as besoin de prendre des décisions dans la vie et ses décisions pour les prendre. Il faut que tu sois confiante en toi et j'y veille particulièrement. Donc oui, j'aime beaucoup en expression. J'ai appris que tomber, ce n'était pas grave. Je n'ai pas eu beaucoup d'échec scolaire, donc vraiment, j'ai mon plus gros échec. C'est Armand qui a permis dès la fin de ma vie d'y mener une vie. CDNow, c'est pas possible, c'était pas difficile. Comment j'ai fait pour le rater autant de fois? Oui, c'est pas grave, j'ai pas le permis et ça fait pas de moi quelqu'un de moins. Si ça et si par hasard, je l'aurais quand je l'aurais.

Speaker 3 (01:12:49)

Et moi, j'ai fait une année de conduite ratée, donc absurde. Je vais au moins faire une idée à la deuxième fois, mais j'ai une amie qui a fait quatre fois et a même fait la séance pour pouvoir avoir plus de poids. C'était aussi d'avoir une idée, même s'il n'y a pas de problème avec la moto et nickel après une séance de psy.

Speaker 2 (01:13:16)

Je connais quelqu'un qui est prof à l'université, qui a fait neuf fois.

Speaker 3 (01:13:20)

Bon, tu sais, ça ne veut pas dire oui, mais oui, je réponds à ta question. Oui, complètement. Je pense que si je n'avais pas mis de mots dessus, je te remercie, compatissante avec moi même. Et ça, j'essaye de l'être avec les autres. J'essaye.

Speaker 3 (01:13:40)

C'est important. Ou alors on a beaucoup parlé de lâcher prise que tu n'arrivais pas à lâcher. Tu vois que c'est l'ego qui faisait donc aujourd'hui étudieraient que dans certaines situations, il faut le lâcher. Il faut le laisser, c'est dire c'est pas pour soi qui est en soi. Et se choisir, c'est ça.

Speaker 2 (01:14:01)

Statut, dit en fait. Des fois, on vit le lâcher prise comme un aveu d'échec. Et ça aussi, c'est un piège parce que il faut choisir ses combats. Il faut choisir ses combats. Si tu ne choisis pas des combats, tu vas te retrouver à être sur toutes les batailles en même temps et à vouloir tout embrasser. On ne réussit rien, on rêve. Il y a des combats qui sont inutiles ou vraiment. Et ça, c'était un combat inutile. Parce que tu vois, la preuve, c'est que je n'y suis plus. Et pour la petite histoire, j'ai été reconnu. Il a été reconnu que j'ai été reconnu en maladie professionnelle, donc il a été reconnu que mon état de santé avait été causé par les conditions de travail créées par mon employeur. Et c'était, c'est tout ce que je voulais. La dernière séance que j'ai eue avec un psychiatre, carrément un psychiatre issu du fameux comité, est la dernière. Il m'a gardé un entretien trois heures et la dernière question qui m'a posé j'étais déjà debout.

Speaker 2 (01:15:00)

J'avais mis ma veste immédiatement. Mais attendez. Oui, pourquoi vous déjà? Il me dit Est ce que vous savez qu'on a été auditionné, votre patron, etc. Vous savez qui vous a dit le contraire de ce que vous dites? Tu dis ben oui, je sais, il est responsable de ce qu'il dit. Je suis responsable de ce que je dis. Ce que je dis, c'est ce que j'ai vécu, c'est ma vérité et je n'attends pas qu'il l'embrasse. Il n'y a pas de problème. S'il veut dire autre chose, je suis OK et factuel. Et donc je peux défendre mon point de vue. Je n'ai aucun problème avec l'idée qui ne soit pas d'accord avec moi et m'a demandé ce que je voulais. Qu'est ce que j'attendais en fait de la procédure de maladie professionnelle? Et je lui ai dit Je n'attends rien d'autre que de la reconnaissance. Je veux que ce soit reconnu, que ce n'est pas moi qui ai pété un câble. Je ne sais pas que je ne vais pas bien. C'est que les conditions dans lesquelles on met le salarié en mainmise n'était pas propice à ce que je reste en bonne santé et c'est ce qui est arrivé.

Speaker 2 (01:15:58)

Donc, il ne faut pas lâcher. Si vous êtes, vous êtes accompagné, vous êtes suivi, vous savez, à l'intérieur de 65 ans que l'environnement est toxique. On le sait on? Quand tu le sais, qu'est ce que tu fais? Est ce que tu lâche prise? Lâcher prise. Ce n'est pas la fuite. Des fois, tu fuis pour te sauver. Si il y a un an, on va au zoo la demande de regarder à voir les animaux, etc. La cage du lionceau. Mais je te jure que Boeing a sauté.

Speaker 3 (01:16:25)

J'ai beau courir à la mairie, pourquoi?

Speaker 2 (01:16:29)

Mais parce qu'en fait, on a le réflexe de survie. On a l'instinct de survie en nous et l'instinct de survie. C'est aussi une forme d'intelligence émotionnelle. Et ce n'est pas forcément tu vois un danger physique. Mais l'intelligence émotionnelle, c'est d'être capable de voir que là, c'est plus intéressant pour moi de garder mon énergie et de partir plutôt que de rester pour prouver à je ne sais trop qui quoi que ce soit, parce que des fois, on fait la réussite, le bonheur, la réussite. C'est vraiment ce sentiment. Je suis en phase avec ce que je fais et avec moi même. En fait, il n'y a que ce que je fais aujourd'hui n'altère pas la Grèce, pas mes valeurs intérieures, et le courant de confinement nous l'a prouvé. On a vu pendant le confinement des présidents hyper capitalistes me dire restez chez vous, retournez à l'essentiel. En fait, parce qu'en fait, on était mis face à notre. Notre engagement et notre impuissance commune collective et ce que l'ennemi avait plus du tiers monde, il n'y avait plus de grandes puissances qui avaient juste des pays avec des êtres humains qui veulent rester en vie et qui veulent être Seïf.

Speaker 2 (01:17:38)

Donc, il y a des entreprises aujourd'hui dans lesquelles les gens heureux ne sont pas retournés à cent pour cent au travail. C'est bien parce qu'on a. On a quand même un peu compris, même si, après le confinement, on est revenu à nommer un autre ancien. Moi, on a quand même compris qu'en fait, on est bien peu de chose. Alors, la question, c'est le temps qui te reste parce que le temps est compté, tu vas voir. Et ce qui compte pour moi, c'est de faire quelque chose de beau, d'intéressant pour moi, mais aussi pour mes enfants, pour mes cousins, pour les gens du monde, etc. Et mon temps, je ne veux plus l'utiliser avec des gens, perdre avec des gens comme ça, tu sais que je vais même choisir mon entourage. Je sélectionne mon entourage et ce qui est bien quand tu es freelance, c'est que bon, c'est vrai que tu cherches des contrats parce que tu as besoin de vivre, mais tu choisis quand même le si.

Speaker 2 (01:18:23)

C'est pas parce que je vois un contrat aujourd'hui que je finis avec quelqu'un avec qui je ne suis pas en face. Si je sens que les valeurs de la personne me heurte, me dérange, ne correspond pas du tout ou son sujet ne m'intéresse pas. Il y a un problème. Je passe le tour, il trouvera le job qui lui correspondra et moi, je travaille avec quelqu'un qui me correspond. Tu vois ton nom, cette recherche de qualité de vie qui en fait que je ne ferais pas un CDI en CDI. Je serais obligé de faire avec le collègue qui me prend la tête toute la journée, de faire avec le grincheux, de faire avec le belliqueux parce qu'on a signé. On est tous dans le même bateau, même non. Je suis seul dans mon bateau. Je sais que si je refuse un contrat, je vais devoir travailler un peu plus pour en avoir un autre et compenser. Et je suis OK avec ça ou pas, mais c est génial. Merci beaucoup, vraiment. Un dernier mot pour les pour les femmes qui vont accueillir dans un témoignage wow pro bonheur.

Speaker 2 (01:19:22)

Si j'avais un dernier mot à dire aux femmes qui m'ont tendu, peut être aux hommes, si c'est que c'est important de se connaître. La connaissance de soi est, à mon avis un travail. C'est vraiment une construction. C'est un travail quotidien parce qu'en plus, l'être humain évolue. Apprenez à vous connaître, à vous écouter. Quelles sont vos limites? Quelles sont vos valeurs? Ou est ce que vous voulez aller? Où êtes vous aujourd'hui? D'où venez vous? Et c'est super important de connaître et de considérer son histoire. Parce que ce qu'on vit, notre façon d'accueillir les événements, est vraiment le produit du parcours qu'on a eu avant et des leçons qu'on a tiré ou pas. Et apprenez à vous connaître, à vous écouter. Soyez observatrice et observateur et accordez vous de faire des choix qui vous correspondent. Vous pourrez vous tromper et ce n'est pas grave. Si vous vous trompez, vous aurez appris que ce n'est pas ça qu'il faut faire et qu'il faut faire autrement. Mais accordez vous une chance. Donc, c'est sûrement ça que je voulais dire pour s'accorder une chance dans la vie.

Speaker 1 (01:20:30)

Merci, vraiment. Merci Dominique pour cette entrevue.

Speaker 3 (01:20:35)

Myriam en serait il dans toutes les deux semaines?

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